| ||||||||||||||||||||||
|
Au nord du monde méditerranéen, au sud de l'Europe, au cœur des garrigues et des lagunes languedociennes, dans l'espace rêvé d'une Occitanie plus jamaïcaine que jamais, la musique de Mauresca résonne et boulègue les consciences. C'est le ragamuffin dosé comme un pastaga, une mauresque bien fraîche pour réveiller tes papilles et agiter le « balèti ». La musique d'une Occitanie métisse et mélangée, carrefour des cultures et des langues, diversité des villes et des quartiers, des villages et des campagnes.
Date de naissance: 1998
Scènes : près de 300 concerts, en France- Italie- Espagne- Suisse
Musiciens et instruments: Silvan Chabaud (MC Cheb Chab) : paroles/chant Benoit Vieu (MC Benezet) : chant Fabrice Harlal (Fabe) : Basse Inti Cohen (Inti fada) : percussions Cédric Viala (DJ Drac Gavach): Scratch/séquenceur
Scènes partagées avec:
Manu Chao, Asian Dub Foundation, Dupain, Superbus, Magyd Cherfi Fabulous Trobadours, Massilia Sound System, Moussu T e lei Jovents, Junior Kelly, Watcha Clan, Papet J et le Soleil Fx, Raspigaous, La Ruda, Femmouzes T, Les fils de Theupu, Kali Live Dub, Suprêmes Dindes, Toko Blaze, Jagdish, la Talvèra, Barbarito Torres, Nux Vomica, Kanjar'oc, Ginkobiloba, Billy the kick, Punish Yourself, De La Colline, Raspigaous, les Bombes de bal, les Footeuses de oai, Oai Stars, Jam Session Bandia, Los de nadau, Marti, Stevo's Teen, Roultaboul, Goulamas'k, la Phocéenne de Dub, Manu Théron, Lo cor de la plana, Jamasound, 100 grammes de têtes, etc
Scènes: Larzac 2003 (grande scène), Le Trabendo (Paris), Scène Bastille (Paris), Printemps de Bourges (Bourges- In), Les 3 petits cochons (Bourges- off), Zénith Oméga Live (Toulon), La Cigale (Nyons), Victoire 2 (Montpellier), Rockstore (Montpellier), Fira de Manresa (Espagne), Festa Mayor de Sants, Barcelon (Espagne), Festival l'Ase d'Alegre (Italie) ...
Drac Benezet Chab Inti Fab (DJ/séquences) (Tchatches) (Percus) (Basse)
Depuis 1998, Mauresca Fracas Dub pose son Sound System occitan de villes en villages et de festivals en fêtes locales. L'idée de départ c'est deux tchatcheurs, un DJ aux commandes de la machine « ragamuffin », un percussionniste et un bassiste. Le son est forgé à la maison, travaillé en Languedoc (et en langue d'oc) il est destiné à faire danser. Reggae, Ragga Dancehall dans la tradition jamaïcaine, créole ou occitane, Hip Hop, voilà pour le choix des rythmiques ; ensuite vient le travail sur la langue occitane et son imaginaire. Basé dans la région de Montpellier, Mauresca chante les lagunes, de la petite Camargue à l'étang de Thau : le littoral languedocien qui était autrefois un grand repaire de pirates méditerranéens. Parce que le ragamuffin chante d'abord son quartier, son bled, Mauresca chante la ville de Montpellier, le port de Sète, fustige la politique immobilière qui transforme le sud en un paradis pour riches bourgeois et condamne nos plages à devenir le « bronze cul » de l'Europe. Mais le ragamuffin c'est aussi le son des « bartàs » (la garrigue, la jungle de chez nous), les pirates du riddim tchatchent aussi pour les collines de l'arrière-pays, les montagnes cévenoles, les causses et les hauts plateaux (repaires de brigands, refuges de voyageurs et de résistants). En bons «jardiniers» ils cultivent leur son 100 pour 100 biologique, bourré de vitamines. Ces troubadours-là prennent le micro et gonflent leurs basses, font ronfler les boîtes à rythme et trafiquent le son informatique. Créer chez soi, loin de l'ombre de la capitale, des unitarismes et du centralisme : c'est un combat que Mauresca et sa structure de production « Lo Sage e lo Fol » mènent au quotidien. Le « ragga balèti » inventé à Marseille a semé ses graines un peu partout, la garrigue languedocienne en a profité ! On the road, sus la rota, le camion des Mauresca propage aussi ses semailles, loin de la « world-music-marchandise » et du repli identitaire, dans la fête et l'esprit d'un grand carnaval sans frontières.
|
|
Rocksteady des garrigues, Bartàs, 2008 |